CLB

Qui c’est les plus forts, évidemment c’est les Verts ! Ce chant de supporter de foot fait également écho à la production stéphanoise qui nous propose un nouveau champion dénommé CLB (ou Angénieux-CLB). La société CLB est à l’époque une des locomotives tricolores sur le marché du freinage.

Créée en 1931, la société CLB pour Charles Lozier Bourgoin se spécialise rapidement dans le système de freinage, étrier et leviers de freins.

Durant des décennies, CLB et MAFAC se tirent la bourre pour le titre honorifique de n°1 du frein. On a alors deux équipementiers français au sommet du marché mondial qui équipent la majorité de la production de vélo en France et en Europe.

Avec son modèle GL, CLB prend l’avantage sur les modèles à tirage latéral alors que MAFAC ne fait alors que du tirage central avec ses modèles emblématiques Raid et autres Racer. La marque décide alors d’attaquer sur ce créneau fin 70 début 80 avec le CLB1 et CLB2 qui sont des versions très améliorées du Racer de MAFAC. Ils sont donnés comme deux fois plus efficaces et surtout offre une présentation plus qualitative que les vieillissants Racer de MAFAC.

CLB, ou Les freins ultra-légers à la française

CLB leviers freins
CLB étriers compact professionnel

Entre temps dans les années 70, CLB se lance dans la course à la légèreté. Avec sa gamme Professionnel, l’équipementier propose des étriers parmi les plus légers du marché (moins de 90g pour le modèle Compact) qui n’auraient pas à rougir face à la production actuelle. On retrouve notamment des freins CLB sur les réalisations du cadreur André Sablière, connu comme une référence dans le montage de vélos ultra-légers.

Mais malgré ses performances d’ingénierie, CLB souffre d’une mondialisation galopante. Les années 80 sont plus compliquées pour la marque qui tente de suivre une concurrence qui avance trop vite. Frein aéro (comprendre : le cable de frein qui passe dans le cintre ou sous la guidoline) frein double pivot, V-brake …sont autant d’innovations auxquelles elle ne répond peu ou pas. On notera tout de même une collaboration avec Vitus pour la réalisation de cadre aluminium emmanchés-collés avec l’idée de démocratiser ce matériau auprès des amateurs et du grand-public.

En 1985, CLB rejoint le contingent des marques françaises dans le giron de Sachs. Et comme elle, elle disparaîtra faute d’une réelle stratégie industrielle du groupe racheté à son tour par Mannesmann en 1987.

CLB dessin René Chesal
CLB gamme

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